Comparaison rapide
| Critère | Raison individuelle | Sàrl |
|---|---|---|
| Personnalité juridique | Non, liée au titulaire | Oui, société distincte |
| Capital minimum | Aucun | CHF 20’000 entièrement libérés |
| Responsabilité | Personnelle et illimitée | En principe liée au patrimoine de la société |
| Notaire | Non requis | Acte authentique obligatoire |
| Registre du commerce | Obligatoire dès CHF 100’000 de chiffre d’affaires | Obligatoire et constitutif |
| Comptabilité | Simplifiée sous CHF 500’000 de chiffre d’affaires | Comptabilité complète |
Ce tableau présente des règles générales. Il ne suffit pas pour décider sans examiner l’activité, les associés, les risques et la fiscalité.
Choisir la raison individuelle
La raison individuelle peut convenir à une personne qui démarre seule, sans capital social, avec une activité de services simple. Sa création est plus légère et sa gestion juridique est directement liée à son titulaire.
La contrepartie principale est la responsabilité personnelle. Les dettes de l’activité peuvent engager la fortune privée. La séparation entre l’entreprise et la personne est également moins marquée sur le plan juridique.
Choisir la Sàrl
La Sàrl peut convenir lorsqu’il faut séparer davantage l’activité de la personne, accueillir des associés ou formaliser la gouvernance. Elle possède sa propre personnalité juridique et tient une comptabilité complète.
Sa création demande CHF 20’000 de capital social, un notaire et une inscription au Registre du commerce. Le capital reste dans la société après la constitution, sous réserve des règles applicables. Il ne doit pas être confondu avec le coût du pack de création.
Comparer la fiscalité avec prudence
La raison individuelle et la Sàrl ne sont pas imposées de la même manière. Pour la première, le résultat de l’activité est rattaché à la personne. La Sàrl est imposée comme personne morale et les revenus reçus par l’associé ou le gérant suivent leurs propres règles.
La comparaison dépend du bénéfice, du salaire, de la prévoyance, de la situation familiale et de nombreux autres éléments. Une affirmation générique selon laquelle une forme est toujours fiscalement meilleure serait trompeuse.
Penser aux deux prochaines années
Avant de choisir, demandez-vous :
- travaillerez-vous seul ou avec des associés ;
- quel risque financier l’activité comporte ;
- avez-vous besoin de capital ou d’investisseurs ;
- prévoyez-vous d’embaucher ;
- la clientèle exige-t-elle une forme sociétaire ;
- souhaitez-vous céder ou transmettre l’activité ;
- pouvez-vous absorber l’administration supplémentaire d’une Sàrl.
L’entretien inclus dans les packs Apex sert à organiser cette comparaison avant les démarches.